Un tarif de location fixé à l'instinct ou copié sur le voisin ne dit pas si le matériel se rembourse. Ce calculateur part du coût réel de détention d'une référence : perte de valeur, entretien, assurance et frais de préparation à chaque sortie. Renseignez le prix d'achat, la durée d'amortissement et le nombre de jours loués par an que vous constatez ou visez : l'outil affiche le tarif journalier en dessous duquel vous perdez de l'argent, puis le tarif conseillé une fois votre marge ajoutée.
Le calculateur commence par chiffrer ce que le matériel vous coûte chaque année, qu'il soit loué ou non. La perte de valeur est la différence entre le prix d'achat et la valeur de revente attendue, répartie sur la durée d'amortissement. On y ajoute l'assurance, exprimée en pourcentage du prix d'achat, et l'entretien annuel moyen. Ce coût annuel de détention est ensuite divisé par le nombre de jours réellement loués dans l'année : c'est la part de coût que chaque journée facturée doit absorber. Les frais par jour de location, qui couvrent votre temps de préparation, de contrôle et de formalités, s'ajoutent pour former le tarif plancher. Le tarif conseillé applique enfin la marge que vous visez.
Le même boîtier loué quarante-cinq jours par an ou cent vingt jours par an n'a pas le même tarif plancher : le coût de détention est fixe, la journée louée en porte une part d'autant plus grande que les sorties sont rares. C'est ce qui explique qu'un matériel de niche, peu demandé, doive être facturé plus cher à la journée qu'un boîtier polyvalent qui tourne en permanence. Testez plusieurs valeurs de jours loués pour voir à partir de quel volume votre tarif devient compétitif face au marché, et comparez le ratio journalier obtenu au repère souvent cité dans le secteur, sans le prendre pour une norme.
Le résultat ne couvre ni vos frais de structure globaux (local, logiciel, communication), ni le coût du capital immobilisé, ni les dégressifs que vous accordez pour un week-end ou une semaine. Les taux d'assurance et de revente proposés sont des ordres de grandeur : remplacez-les par ceux de votre contrat et de vos ventes d'occasion passées. Le tarif conseillé est un plancher argumenté, pas un prix de marché : si la concurrence se situe nettement plus haut, vous avez de la marge ; si elle est plus basse, la question est celle de vos volumes.
Utilisez ce résultat pour vérifier qu'aucune ligne de votre grille ne loue à perte, puis positionnez vos prix selon la demande réelle sur chaque référence.
LocMateriel compte les sorties de chaque matériel pour que le calcul repose sur vos vrais volumes, pas sur une estimation.
Demander un accès Lire le blog