Un client demande une caméra que vous n'avez pas en parc. Faut-il l'acheter, ou la sous-louer chez un confrère et la refacturer ? Tout dépend du nombre de jours où elle sera louée dans l'année. Renseignez le prix d'achat, sa durée d'amortissement, l'entretien, le tarif que vous facturez au client et le coût de sous-location à la journée : le comparateur affiche la marge annuelle de chaque option et le seuil de jours loués à partir duquel l'achat devient plus rentable que la sous-location.
En achetant, vous encaissez le tarif client sur chaque jour loué et vous supportez un coût annuel fixe, que le matériel sorte ou non : la perte de valeur entre le prix d'achat et la revente, répartie sur la durée d'amortissement, plus l'entretien et l'assurance. En sous-louant, vous n'avez aucun coût fixe, mais chaque jour loué vous coûte le tarif du confrère : votre marge se limite à l'écart entre le tarif client et le coût de sous-location. Le comparateur calcule la marge annuelle de chaque option à votre volume de jours loués, puis cherche le point où elles se rejoignent : c'est le seuil de jours par an à partir duquel l'achat rapporte davantage.
Le tarif que vous facturez est le même dans les deux options : il s'annule dans la comparaison. Ce qui compte, c'est le coût que vous évitez en achetant, à savoir le tarif du confrère chaque jour loué, face au coût fixe que vous acceptez, c'est-à-dire la détention annuelle. Plus le confrère est cher ou plus le matériel garde sa valeur, plus le seuil est bas et plus l'achat se justifie tôt. À l'inverse, un matériel qui se déprécie vite, une caméra de dernière génération par exemple, relève le seuil et plaide pour la sous-location tant que la demande reste occasionnelle.
La sous-location suppose que le confrère ait le matériel disponible aux dates demandées, ce qui n'est jamais garanti en pleine saison, et elle ajoute des trajets et du temps de coordination non chiffrés ici. Les frais de préparation et de contrôle, identiques dans les deux options, ne sont pas comptés non plus. L'achat immobilise de la trésorerie et expose au risque de casse ou de vol au-delà de la franchise, mais vous rend maître de la disponibilité et enrichit votre catalogue. Le résultat est un ordre de grandeur pour préparer la décision : les valeurs de revente et les tarifs de sous-location proposés par défaut sont indicatifs et doivent être remplacés par les vôtres.
Beaucoup de loueurs testent la demande d'une nouvelle référence en sous-location pendant une saison, puis achètent une fois le seuil de jours loués franchi avec des chiffres réels.
LocMateriel enregistre les demandes refusées et les sorties de chaque référence : le seuil se compare alors à des chiffres constatés.
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